Non classé « Gérer » ses émotions vous avez dit ?

4 février 2019by sarahberdugo0

Dans la relation – managériale, entre collègues, couple, parents – enfants

« Gérer » ses émotions vous avez dit ?

J’entends cette demande  quasi-quotidiennement : comment puis-je gérer mes émotions ?  

Un mythe à faire tomber

Tout d’abord qu’est-ce qu’une émotion ?

La définition la plus simple que j’ai trouvée est qu’une émotion est une réaction NATURELLE & SPONTANEE de notre corps, lié à un événement qui nous touche AFFECTIVEMENT.

C’est à dire qu’une émotion est incontrôlable. Sa nature et son intensité sont incontrôlables et ils répondent le plus souvent à un stimulus extérieur venant réveiller des souvenirs conscients ou non, agréables ou désagréables.

Ainsi, lorsqu’une émotion, se déclenche : la joie, la peur, la tristesse, la colère, le dégoût*, elle submerge la personne qui le vit. C’est comme une vague qui vient se déferler sur soi.

Elle peut être associée à un symptôme physique : rire, pleurs, rougeur, tremblements, sueur, mais pas toujours. Le plus souvent d’ailleurs, lorsqu’on me demande d’apprendre à « gérer » ses émotions, on parle plutôt des symptômes que l’on cherche à atténuer plutôt que de l’émotion elle même.

Or que faire si l’on n’a pas de prise sur l’émotion qui est par nature incontrôlable ?

Si on ne peut gérer ses émotions, on peut gérer ses réactions

Accueillir l’émotion

Comme on ne peut refuser, refouler une émotion, je propose que l’on l’accueille.

Que signifie « accueillir » son émotion ?

L’émotion, si elle est désagréable, et intense peut jusqu’à paraître insurmontable. Quelque soit son intensité, il s’agit de la noter, avec bienveillance vis à vis de soi-même. D’être en mesure de se dire à soi-même : « Oui, je suis très énervée, et c’est OK », « Oui, je suis profondément triste, et c’est OK ».

En la reconnaissant, et en se donnant de l’amour, sans jugement, on lui permet de s’exprimer sans la nourrir.

Plus on fuit l’émotion, plus on se dévalorise en portant des jugements négatifs sur elle : « je suis stressé, mais quel crétin d’être si stressé »… on nourrit le ressenti négatif associé à l’émotion et il grossit !

Tout le monde a peur, tout le monde ressent à certains moments de la tristesse, de la joie, de la frustration, de la colère… Cela fait partie de notre humanité, reconnaître cette part de nous c’est nous permettre de la vivre de manière plus sereine et ainsi, de se donner l’opportunité de réagir avec moins d’intensité.

Si la joie, lorsqu’elle se partage, grossit, la colère et la tristesse, aussi !

Prendre soin de sa frustration / vexation

Lorsque j’éprouve une émotion désagréable, tristesse, colère ou frustration, dégoût, c’est que l’événement fait référence à un souvenir désagréable, et ainsi réveille des blessures déjà enfouies.

Comme nous ne connaissons pas la carte du monde de l’autre, nous pouvons par inadvertance lui faire de la peine et réciproquement.

Ce qui signifie que si nous sommes responsables de ce que nous envoyons, nous sommes responsables de ce que nous recevons.

Ainsi, si je suis frustré(e) ou vexé(e), je dois donc prendre soin de mon émotion : la noter, sans jugement, l’accueillir, et utiliser des techniques d’apaisement.

Que faire pour « gérer » sa réaction ?

Lorsqu’une émotion jaillit, nous avons le choix de la manière dont on réagit.

On peut envoyer sur l’autre cette émotion, ou se concentrer sur soi, pour prendre le temps de s’apaiser avant de répondre à ce que l’on a vécu comme une attaque.

Dans un premier temps, lorsque l’émotion est très intense on peut :

Oxygéner le cerveau

  • respirer profondément
  • respirer en carré : inspiration sur 4 temps – bloquer à poumons plein pendant 4 temps – expiration sur 4 temps – bloquer à poumons vides sur 4 temps. On peut répéter et agrandir ce carré sur 6 à 8 temps, autant de fois que nécessaire.
  • Lors de l’inspiration, visualiser une lumière ou une chaleur au niveau du plexus solaire, qui s’étend et brille à l’expiration. On peut aussi visualiser une fleur qui s’ouvre à la lumière

Ecrire ou dessiner ce que l’on ressent

L’exprimer :

Prérequis indispensable : TOUJOURS partir du principe que l’intention de la personne en face est bonne. Et qu’elle fait de son mieux (cf Les accords Toltèques).

Son intention était bonne.

On a chacun notre sensibilité propre qu’on est le seul à connaître

On est responsable de ce que l’on envoie, et on est responsable de ce que l’on reçoit.

Si je veux être épanoui dans la relation, je dois exprimer ma sensibilité  lorsque cela se présente de manière responsable, en prenant bien soin d’avoir conscience que ce fait est neutre et résonne en nous, particulièrement. Une autre personne n’aurait très probablement pas réagi comme nous.

S’exprimer

Puis exprimer ce que je ressens en disant JE, en se connectant à son ressenti profond, qui n’est pas en lien avec la personne elle même : triste, agacé, frustré, en colère, honte etc…

Pas de « je me sens attaqué » à part si vous ajoutez : « même si j’ai bien conscience que ton intention était bonne ».

Et vraiment se connecter à soi et à l’autre dans l’EMPATHIE (auriez-vous fait mieux à sa place ?!)

Il est préférable de préciser les faits de la manière la plus neutre et la plus précise possible. Pour que la personne puisse visualiser précisément ce qui a pu enclencher une émotion désagréable.

Ne jamais chercher à comprendre. Juste accepter.

Puis ouvrir sur une proposition d’alternative pour la prochaine fois.

L’autre n’est pas obligé de répondre à mon besoin, mais ce n’est qu’en l’exprimant qu’il peut essayer d’y répondre.

sarahberdugo

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